Criminalité minière en Afrique centrale : un système illicite structuré aux ramifications régionales
La criminalité minière en Afrique centrale atteint aujourd’hui un niveau de structuration préoccupant, particulièrement dans l’Est de la République démocratique du Congo. Des données documentées indiquent que l’exploitation illicite des minerais de Rubaya, dans le Nord-Kivu, alimente un système économique parallèle au profit de groupes armés tels que le M23, avec des revenus mensuels estimés à près de 800 millions de dollars américains. Ce phénomène s’appuie sur un corridor logistique bien établi, reliant Rubaya au Rwanda, puis à l’Ouganda, avant d’atteindre la Tanzanie via le port de Dar es Salaam, facilitant ainsi l’intégration de minerais d’origine frauduleuse dans les circuits internationaux. L’augmentation notable de la production de coltan déclarée par le Rwanda en 2025, sans ouverture de nouvelles mines, renforce les soupçons d’un pillage systématique des ressources congolaises. Ce système illicite ne saurait prospérer sans des relais financiers adaptés. Il apparaît que certaines banques commerciales locales contribuent indirectement à ce commerce en ne respectant pas strictement les plafonds légaux de retrait, favorisant ainsi la circulation de liquidités massives nécessaires aux réseaux criminels. Face à cette réalité, la réponse institutionnelle s’organise progressivement autour d’une coopération internationale renforcée. La participation active de la RDC aux assises spécialisées, notamment sous l’impulsion d’acteurs judiciaires de premier plan comme Firmin MVONDE MAMBU, Procureur Général près la Cour de Cassation , témoigne d’une volonté claire de judiciariser la lutte contre ces flux illicites et de démanteler les chaînes transnationales de criminalité économique. Cette dynamique s’inscrit dans le cadre du leadership affirmé du Chef de l’État, Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO , dont l’action vise à restaurer la souveraineté économique de la RDC et à sécuriser ses ressources stratégiques. Sous son impulsion, des efforts diplomatiques, sécuritaires et judiciaires sont intensifiés pour promouvoir la traçabilité des minerais, responsabiliser les acteurs économiques et renforcer la coopération régionale. La problématique dépasse désormais le cadre national : elle appelle une réponse coordonnée, ferme et durable, capable de neutraliser un système criminel profondément enraciné et de garantir une exploitation équitable et transparente des richesses naturelles congolaises.
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